Pour que l’Eglise catholique change de regard et d’attitude à l’égard des personnes handicapées ayant une vocation et qu’elle les accepte dans ses communautés religieuses.

Comment l’Eglise perçoit la maladie/le handicap chez Elle.
6 avril, 2011, 23:13
Classé dans : Non classé

 

COUVENT
L’encyclopedie donne la définition suivante :

« Le mot couvent a été utilisé pour la première fois par les frères mendiants du 13ème siècle, à la place de « abbaye », « monastère ».

 

Signifiant le bâtiment dans lequel les moines partagé une vie commune, il a été étendu plus tard à désigner toute résidence dans laquelle les membres d’un ordre religieux vivent en communauté en vertu de vœux.

 

Aujourd’hui, cependant, le mot est appliqué presque exclusivement au domicile de femmes religieuses, ou religieuses, mais il est aussi fréquemment utilisé pour désigner couvent vie en général.

La loi Catholique canon exige un minimum de trois membres d’établir un couvent.

Les deux exigences générales et spécifiques sont imposées sur une personne qui souhaite adhérer à un couvent. Ils comprennent une intelligence normale, de bonne santé mentale et physique, et un désir de servir Dieu dans une vie consacrée au travail de l’église. »

 

Le droit canon indique : <Cliquez ici>

« Canon 642 :

« Les Supérieurs veilleront avec soin à n’admettre que des candidats ayant, en plus de l’âge requis, la santé, le tempérament adapté et les qualités de maturité suffisantes pour assumer la vie propre de l’institut; santé, caractère et maturité seront vérifiés en recourant même, si nécessaire, à des experts. »

 

Pourquoi cette exclusion des personnes malades ou handicapées ?

 

Voici ce que vous trouverez sur le site : <Cliquez ici>

« La personne handicapée est-elle appelée à suivre le Christ comme une personne « normale » ? Oui. Mais peut -elle vivre cette vocation à la sainteté en s’engageant dans une vie religieuse ? Certains estiment, dans l’Eglise, que les. exigences radicales de cet engagement ne sont pas compatibles avec un handicap, qu’il soit physique (d’où une impossibilité « matérielle » de s’adapter à la vie communautaire) ou mental, car la vie religieuse requiert un profond équilibre personnel. D’autres, au contraire, pensent que si les personnes avec un handicap ne peuvent pas toutes choisir de faire des voeux, elles peuvent s’engager à suivre le Christ dans une vie communautaire aménagée et à pratiquer la pauvreté, la chasteté et l’obéissance auxquelles les dispose leur état. «

De par mon expérience, je peux dire que l’auteur de ce texte ménage beaucoup l’Eglise, c’est hélas la quasi-totalité de l’Eglise qui pense que le handicap est incompatible avec une vie consacrée.

Une prieure forte de cette conviction m’a d’ailleurs dit :

« Si les handicapés avaient vraiment une vocation Dieu les guérirait »

 

Vous trouverez un témoignage très pudique de ce rejet  à l’adresse :<Cliquez ici>

« La maladie m’a rattrapée dans cette vie et la congrégation n’était pas faite pour intégrer ma différence et mon handicap. Alors, il a fallu faire un choix

: soit je restais et il me fallait nier ma maladie, soit je partais et  tentais de vivre autrement dans le respect de mon corps. Je suis partie ! »

 

 

Ainsi les Bénédictine de Jésus Crucifié : <Cliquez ici>

Crées pour les personnes handicapées et malades victimes de ce refus de l’Eglise indiquent-elles dans la brochure qui les présentent le texte suivant : < Cliquez ici>

« En 1930, Monsieur l’Abbé Maurice Gaucheron,chapelain de la basilique de Montmartre, oblat bénédictin, connaissait plusieurs jeune fille chez lesquelles il discernait une vocation monastique.
Mais leur santé était insuffisante pour qu’elles puissent être acceptées dans un des monastères existants où les formes d’ascèse
(jeûnes, veilles, etc.) dépassaient leurs forces. Cela le préoccupait; il a eu l’intuition qu’une vie monastique était cependant possible pour
des jeunes filles de santé déficiente, et que cette condition physique
pouvait même devenir un des moyens pour suivre Jésus sur son
chemin pascal.
Bien sûr, depuis toujours il y a eu des malades dans les monastères. Quand on y entre en pleines santé, il peut toujours arriver un
accident plus tard. Les anciennes règles ont consacré au soin des malades des prescriptions pleines de sollicitude et de bonté. Mais
c’est dans une « infirmerie », à l’écart de la communauté, que vivent
les malades. Nos fondateurs ont fait en sorte que toutes les sceurs,
qu’elles soient atteintes d’une maladie ou d’un handicap physique,
ou qu’elles soient en bonne santé, puissent partager la même vie. »

 

Voici la correspondance avec la congrégation, où la religieuse  indique qu’il est toujours d’actualité d’envoyer à l’infirmerie les Sœurs malade ou handicapé. Cela signifie qu’une Sœur qui devient handicapée est envoyée dans un monastère infirmerie (spécifique à cet effet). Il existe pour la France un tel monastère pour le Carmel,

Pour la religieuse cela suppose une rupture avec sa communauté et une mise à l’écart dans ce monastère. Si c’est le sort d’une religieuse qui devient handicapée ou malade, cela explique qu’il soit inutile de prendre des jeunes handicapées elles seront directement affectées à l’infirmerie.


4 commentaires
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  1. maurane1986

    Bonjour,

    Je suis très intéressée par votre blog car je suis moi même en situation de handicap moteur
    Et je souhaiterai rentrer dans la foi chretienne

    J’ai rencontré un prêtre dans une église proche de chez moi et tout s’est bien passé il a même communiqué mes coordonnées à la responsable du cathécuménat j’ai rendez vous prochainement avec elle

    Seulement je viens de lire vos posts et je suis très surprise de voir que l’Eglise ou même la société en général n’acceptent pas le handicap du coup je me pose des questions: les gens que j’ai rencontré avaient l’air tellement accueillants est ce que c’est un véritable accueil ou c’est de la façade?

    Merci de votre réponse

  2. jcc

    Bonjour,
    L’accueil que vous avez reçu est sincère car l’eglise est toujours heureuse d’accueillir un nouveau membre. Moi-même j’ai toujours été bien accueilli. Tant que la démarche vise à vivre de sa foi cela ne pose pas de problème.
    Les réticences ne se font jour que si l’on désire entrer dans la vie consacrée (religieuses, prêtre)

    Vous n’observerez et ne ressentirez sûrement jamais ce que j’ai vécu, car votre démarche n’est pas d’entrer dans la vie consacrée.
    Comment vous faire sentir la différence d’approche?
    J’oserai pour cela une comparaison qui vaut que ce qu’elle vaut. L’eglise se comporte un peu comme une entreprise. Si vous vous adressez à elle pour lui faire un achat, vous serez toujours bien accueilli. Ici le « produit » est un peu particulier vous devenez un nouveau membre l’Eglise s’agrandi, c’est bon pour elle. Tout va bien. Je m’excuse c’est un peu cynique, mais il y a hélas de cela !
    Mais si vous demander à entrer dans l’entreprise, alors là le chef d’entreprise va vous dire. Nous sommes très heureux que vous avez pensez à nous pour entrer dans notre équipe, mais les locaux ne sont pas très adaptés à votre handicap, vous allez rencontrer des difficultés dans le job, bref il va trouver des raisons pour vous faire comprendre que votre place est ailleurs. C’est pour votre bien.
    Et bien l’Eglise s’est pareille. Il y a des entrepreneurs ouverts, tous les membres de l’Eglise ne sont pas à mettre dans le même sac. Mon deuxième directeur spirituel étai un prêtre de bonne foi ouvert. Mon expérience m’a montrée que les prêtres ignorent la fermeture de la vie religieuse envers le handicap. Il l’a découvert à travers mes refus.

    L’Eglise n’a rien contre les handicapés. Elle les accueille volontiers en tant que croyant, mais Elle n’en veut pas dans la vie consacrée car c’est une charge pour la communauté et on ne cherche même pas à savoir si vous êtes autonome. Les choses sont tranchées pas d’handicapés ou alors dans des communautés pour handicapés.
    Ce n’est pas très chrétien et donc l’Eglise ne le crie pas sur les toits. Rares seront les religieux qui seront franc sur ce sujet, ce n’est pas avouable. Cela ferait polémique et du tort à l’Eglise, donc mieux vaut se taire et éluder le sujet.
    Accueillir les handicapés dans les paroisses, à Lourde dans les pèlerinages est très évangélique et est excellent pour son image envers le grand public. Qui pourrait se douter que l’envers du décor est radicalement opposé, personne. Cela les place au-dessus de tout soupçon.
    Le Christ a dit que votre oui soit un oui et votre non soit un non. Cette attitude différente au sein de l’Eglise contraire à celle qu’Elle laisse transparaître envers le grand public est une hypocrisie à mon sens. Ils n’ont rien contre nous et nous accueillent à bras grand ouverts, mais nous devons rester à notre place en tant que laïque. Notre place n’est pas dans la vie consacrée.
    Une supérieure de Carmel d’ailleurs très sympathique m’a dit : « quand j’étais jeune religieuse on nous disait : »Si les handicapés avait une vocation Dieu les guérirait »

    Un prêtre que je voulais sensibiliser au problème : « Qui se ressemble s’assemble, allez avec les handicapés »
    Voilà, c’est hélas la réalité de l’humain et l’Eglise n’y fait pas exception. Mais rassurez-vous Dieu Lui n’a pas deux discours. .

  3. maurane1986

    Merci pour votre réponse!!!
    Heu une autre question:
    Je voudrais savoir comment se passe le catéchuménat??
    Est ce qu’il y a des aménagements prévus en fonctions de son handicap??
    Moi je suis atteinte d’un handicap moteur

  4. jcc

    Bonsoir Maurane,
    A ma connaissance il n’y a pas de groupe spécifique. Peu de personne à l’âge adulte font cette démarche et donc encore moins de personnes handicapées. Mais au contraire, dans une telle démarche en Eglise, il est important de rencontrer des personnes différentes. C’est un enrichissement mutuel.
    En revanche, il existe un groupe de prière spécifique pour handicapé : foi et lumière que vous pourrez sûrement intégrer.



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